avec les étudiant·e·s du CNDC d’Angers
Dans sa définition la plus simple, la rumeur désigne un bruit confus et indistinct circulant dans une assemblée. Abordant cette notion du point de vue scénique, Maud Blandel propose aux 20 étudiant·e·s du CNDC d’Angers d’élaborer une pièce dont les enjeux de composition et de performativité reposent sur des logiques de propagation.
Ici, la rumeur est avant tout musicale puisque ce sont des motifs rythmiques qui ne cessent de circuler. Se transmettant sous formes de pratiques de don, d’imitation, de transformation ou d’hybridation du geste, la rumeur rebondit et traverse les corps. Elle opère comme un langage, faite pour être transmise et déformée. Elle refuse les corps uniformes et uniformisés. Elle célèbre le partage d’énergie. Elle se révèle dans et par le collectif. Et espère, (im)patiemment, le soulèvement.